Cercle (extrait de l'album ISHAQ 001 L'artiste)
Je tu il
Je sors du cercle des poètes disparus
Accours sur l'instru à coups de verbe de ma rue
Afin d'éclipser, la fatalité, la normalité
Qui fixe les idées du côté contre indiqué.
Un verbe acerbe que j'affûte à l'aise
Elève en cercles concentriques dans des volutes de fumée
Qui te font voir ce que je pense
ce que je sens dans l'innocence
Immense est ma chance car vos larmes m'offensent.
Porté par des vapeurs je tombe dans l'onirique
Mec je rêve ainsi la sève de mon esprit conquis
Comme par télékinésie manipule mon stylo.
Je prends le large me laissant bercer par des flots.
Je rêve de certitude de plénitude mais
Au fond de moi un orchestre joue au rythme
De la solitude, solitaire, mystère, caractère mystique
Ici je pratique l'art amer.
REFRAIN:
Ma nannan maza doulignan ma nannan maza
Tovonoum
Ma nannan maza doulignan ma nannan maza
Tovonoum
Solidement arrimé au Néant par le baudrier de ma conscience
La réalité virtuelle ou pas manque de sens..
L'essence de mon analyse se perpétue par scissiparité
Transversale ou globale dans un faisceau létal.
J’étale mes a priori sur la vie
Me nourris de vide et subis le feu sacré du démon
Qui embrase mon esprit dans un zigzag dément.
Mouvement de pensées et d'idées
Vidées de tout espoir dans la nécessité d'exister.
Je pense donc je suis et fuis
L'assaut des combattants du silence soldats et apôtres
Mais le réel tel qu'il s'offre à ma pensée pucelle
Excelle sans elle sur les passerelles vers l'éternel.
Tel est mon constat. Avec ou sans ailes je combats
Sur une tour de Babel qui me pousse au coma.
Comment comprendre le pourquoi du silence dans les âmes
Quand vient l'heure de l'absence je m'y attèle et veille.
REFRAIN:
Ma nannan maza doulignan ma nannan maza
Tovonoum
Ma nannan maza doulignan ma nannan maza
Tovonoum
Ma plume est minée je joue aux illuminés
Pour déminer ma rage la panacée c'est rimer
Stakhanoviste de la rime à l'affût du vers parfait
J’oxyde l'enfer en moi et croise le fer de fait avec
Ma matière première ma substance ultime
Mon animalité mais avisé j'ai misé sur matière grise
Solide comme granite côté comme diamant
Fugace comme l'éclair et brûlant comme volcan
De synapses en synapses l'influx nerveux draine
Questions réponses étincelles et trous noirs
Dans l'afflux le tri est délicat car prélicat ou reliquat
Il faut que j'existe il faut que je sois.
Bref mes secondes s'égrainent sur le chapelet de l'existence
Aumône, piété, psaumes ou versets quête de sens
264 mois de course incertaine
D'une aube lointaine au crépuscule prochain, fallait que je tienne.
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